La bota autoritaria de los gestores de la desigualdad y la opresión estaba en nuestra boca / pero alguien abrió la ventana y un rayo de luz iluminó nuestra miseria somnolienta / Alguien gritó desde las entrañas «no estoy solo ni abandonado!»
Desciende de la escalera y cierra la puerta con tres vueltas de llave / apaga el fogón y abandona las sartenes en la cocina / deja la biblioteca inundada en su silencio / sal del aula magna, abre la puerta del salón de clases por ti y por todas tus compañeras / que los domadores continúen sus soliloquios de nubes / toma la mano de quienes amas y sin retonar la cabeza, miren al futuro que amanece a cada paso
y no dejes de correr / sin mirar atrás / corre y canta / corre y baila / corre y salta y súbete a la historia para escribir en ese mármol /
las calles te llaman por tu nombre / en la plaza mayor de la ciudad hay un cofre y en su interior un fuego que arde sin consumirse
Qué la fuerza inagotable del sol nos alimente ! / Qué la ira del invierno llene las venas de nuestro destino !
Los tenemos rodeados! / Los tenemos rodeados de amor, de música, de futuro!
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Nous les avons encerclés !
La botte autoritaire des gestionnaires de l’inégalité et de l’oppression était dans notre bouche / mais quelq’un a ouvert la fenêtre et un rayon de lumière a traversé notre misère endormie / Quelq’un a crié depuis les tréfonds de son être : « Je sais que nous ne sommes ni seuls ni abandonnés ! »
Descends de l’escabeau et ferme la porte en tournant la clé trois fois / éteins le feu et laisse les poêles dans la cuisine / laisse la bibliothèque submergée dans son silence / sors de l’amphithéâtre, ouvre la porte de la salle des cours pour toi et pour toutes tes camarades / que les dresseurs continuent leurs monologues sur les nuages / prends la main de ceux que tu aimes et, sans te retourner,
regardez l’avenir qui se lève à chaque pas
et ne cessez pas de courir / sans vous retourner / courez et chantez / courez et dansez / courez et sautez, et grimpez sur l’histoire pour écrire sur ce marbre /
les rues vous appellent par votre prénom / sur la place principale de la ville, il y a un coffre et, à l’intérieur, un feu qui brûle sans se consumer
Que la force inépuisable du soleil nous nourrisse ! / Que la colère de l’hiver remplisse les veines de notre destin !
Nous les avons encerclés ! / Nous les avons encerclés avec de l’amour, de la musique, de l’avenir !








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